Reader
Après avoir passé deux ans à expérimenter et produire des objets avec des contraintes de contenus, les élèves ont pu acquérir des savoirs et techniques, les pratiquer et en comprendre les enjeux. En B3, ils sont à même de s’accaparer un sujet personnel et de le présenter à la fin de l'année. Il s'agira pour les six premières semaines, de commencer à marcher dans les territoires qui les questionnent, de creuser à travers les strates de matériaux textuels et visuels pour y trouver des éléments qui résonnent avec leurs intérêts.
Pour illustrer la proposition, voici un extrait de ce que Le Rideau de Perle de l'erg (bibliothèque parallèle de l'école, auto-gérée par ses étudian·x·es) à publié dans le cadre d'un atelier de Manipulation ludique de ressources théoriques pour définir ce qu'est un reader:
« Un reader est un assemblage de textes et d’images puisées dans un fond choisi et qui mis en commun dessine une nouvelle trajectoire de textes à lire. Les origines du reader pourraient remonter aux colloques communistes des années 1920 et permettent de proposer des modes d’organisation collective afin que les ouvrier·es partagent des ressources théoriques. Le concept de reader rend compte d’un paysage que nous possédons et qui nous est personnel. Il ne peut pas être investi par les systèmes de pouvoir classiques dans sa conception. [...] Le reader peut permettre de poser un marqueur dans un espace-temps; faire un point dans un ensemble de références; dans une recherche; autour de n’importe quelle thématique. Dans notre travail en école d’art, le reader a été un outil qui permet de poser nos réflexions autour d’un corpus, de faire le point dans nos trajectoires mais aussi d’aller chercher d’autres éléments qui pourraient communiquer avec nos questionnements en cours. »
































